NON à l’autoroute A104 au milieu de nos villes. OUI à la loi « Grenelle Environnement 1 »

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Le gouvernement s'est engagé, lors de la clôture du Grenelle de l'Environnement, à donner la priorité absolue aux modes de transports alternatifs à la route et à incarner en la matière, une véritable politique «de rupture» et «d'adhésion» qui valorise «le courage de décider autrement»...

Pourtant, le Prolongement de la Francilienne A104 en pleines zones urbaines, dans l'ouest parisien, entre Orgeval et Méry sur Oise, est plus que jamais d'actualité alors même que le tracé retenu (voir au dos) :

Passerait à côté « d'équipements publics sensibles », dans toutes les villes concernées (écoles, crèches, hôpitaux, complexes sportifs, etc) et de très nombreuses zones pavillonnaires et d'immeubles.

-  Constituerait, par le bruit engendré et la pollution rejetée dans l'atmosphère, un RISQUE SANITAIRE pour les 200 000 riverains dont certains situés à moins de 50m de l'infrastructure.

- Produirait, avec un trafic estimé à plus de 120 000 véhicules/jour (dont 20% de poids lourds), une augmentation prévue de 28% des «Gaz à Effet de Serre».

- Aurait un coût exorbitant, de près de 3 milliards d'euros pour à peine 22 km, sans prendre en compte les coûts environnementaux et sanitaires.

Ne bouclerait pas la Francilienne en venant buter, en cul de sac à Orgeval sur l'A13, déjà saturée, dans le plus grand échangeur d'Europe (330 000 Véhicules/j, 55 hectares, 4 fois Rocquencourt). Il augmenterait de manière considérable la congestion qui existe déjà au niveau des routes secondaires.

Mettrait en péril de nombreux sites rares et des zones protégées et constituerait un danger pour l'eau potable en passant au dessus d'un champ captant.

Ce projet ne prend pas en compte les travaux et les résolutions adoptées depuis le Grenelle de l'Environnement, notamment l'article n°10 de la loi 2009-967 dite « Grenelle 1 ». Est-il acceptable, dans la crise économique et sociale que nous traversons, de gaspiller un tel montant plutôt que de l'investir dans les transports collectifs ?

Depuis 1993, trois premiers ministres différents ont annulé ce projet. Comment peut-on justifier qu'avec les prescriptions du Grenelle de l'Environnement ce dossier puisse être réalisé.

Ce dossier offre à l'Ile de France l'opportunité unique de confirmer son statut de première Eco-Région d'Europe en appuyant dorénavant son développement économique sur les nouvelles technologies et les transports alternatifs et collectifs.

Le CO.P.R.A.184 se bat depuis presque 20 ans pour l'annulation de ce projet et la mise en place d'une véritable concertation avec tous les acteurs, associatifs, économiques et politiques, dans l'intérêt général, le respect et l'esprit des engagements du Grenelle.