Le canal à grand gabarit « Seine–Nord » à besoin de financement.

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Cinq présidents de conseils généraux dont celui du Val d'Oise ont refusé, le 13 janvier dernier, de financer directement la réalisation de ce projet pourtant demandé par tous et écologiquement extrèmement intéressant.

Le plan de relance dévoilé le 02 février concernant l'investissement dans les programmes d'infrastructures de transport notamment a accordé (que) 20 Millions d'euros supplémentaires directement attribués à ce projet. Mais ce « coup de pouce » ne semble pas à la hauteur des engagements pris envers les autres modes de transports. En effet, si l'on fait le bilan pour l'Ile de France seulement on s'aperçoit que la proportion des fonds débloqués est en écrasante majorité en faveur de la route, comme toujours. Au total les Franciliens se voient accorder 109, 5 M€ pour la route soit 73% du total, 15 M€ pour le rail (10%) et 24, 78 M€ pour le fluvial (17%).

On espérait que ce plan de relance permettrai de joindre l'utile (relance de l'économie par l'investissement) à l'agréable (prise en compte, enfin, de la priorité promise des transports autres que routiers comme annoncée lors de la clôture du grenelle par le président Sarkozy).

Bien qu'une fois encore nos espoirs soient déçus par cette incorrigible incapacité du gouvernement actuel à respecter sa parole, il reste cependant une solution.

En effet face à l'énormité de la somme (2500 Millions d'euros!!) qui serait engloutie dans le prolongement inefficace de l'A104, il conviendrait de scinder la somme en trois. Une partie, la plus importante (puisque la route garde malgré tout l'ascendant), servant à reclassifier et réaménager la RN 184. La seconde partie pouvant avantageusement être utilisée dans la mise en place des futurs liaisons ferrées et douces indispensables à notre région et la troisième (il restera bien une centaine de million d'euros) pourra être largement allouée au creusement du canal qui manque, encore actuellement, cruellement de fond(s).